Ce que les indicateurs ne peuvent pas faire
Ils sont tous en retard sur le prix. Une moyenne mobile à 20 périodes est, par construction, la moyenne des vingt dernières bougies : elle ne tourne qu'une fois le mouvement engagé. C'est vrai du MACD, du RSI, de tous. Ce retard n'est pas un défaut à corriger, c'est la définition même de l'outil — et croire l'annuler en réduisant les périodes ne fait qu'ajouter du bruit.
Un signal isolé ne vaut rien. Un RSI à 30 ne signifie pas « acheter ». Dans une tendance baissière franche, il peut y rester des semaines pendant que le cours continue de descendre. C'est ce qu'on appelle un marché en survente durable, et c'est la façon la plus rapide de perdre de l'argent avec un indicateur qu'on croit avoir compris.
Mon avis, et il va contre la moitié des sites du secteur : empiler cinq indicateurs sur un graphique ne fiabilise rien. Ils mesurent presque tous la même chose — la vitesse du mouvement — et se contredisent au pire moment. Deux suffisent : un de tendance, un de momentum. Le reste est décoratif.
Ce que je ne peux pas vous donner : un réglage qui marche. Les 14 périodes du RSI viennent de Wilder, qui travaillait dans les années 1970 sur des données quotidiennes. Elles n'ont rien d'universel, et tout réglage « optimal » trouvé sur des données passées le sera rarement sur les suivantes.